Ecotourisme

Vendredi 2 décembre 2005 5 02 /12 /2005 10:39

Le nécessaire réveil des consciences

  

 

     

 © Everglades / Yann Arthus Bertrand

 

Voici l'édito du numéro spécial actuel (n° 287 S) de mon magazine favori "GRANDS REPORTAGES" qui traite ce mois-ci du patrimoine mondial menacé par le fondamentalisme religieux, le terrorisme, la guerre, les catastrophes naturelles.  Tout y est dit. 

   

© Maldives / Yann Arthus Bertrand

"Quelques-un des plus beaux fleurons du patrimoine mondial de l'humanité sont désormais menacés: par le terrorisme, le pillage, les catastrophes naturelles, l'usure du temps et les guerres. Des quartiers historiques de Dubrovnik (Croatie) mitraillés par les forces de Serbie-Monténégro en 1991 aux bouddhas dynamités de Bâmiyân (Afghanistan) en 2001, le message est invariablement le même: détruire des biens culturels, témoins de l'identité des peuples. En 1945, lorsque l'armée britannique lâche son tapis de bombe sur l'une des plus belles villes d'Allemagne, Dresde, les Occidentaux ne font guère mieux. La méthode n'est pas nouvelle. Mais à l'aube de ce XXIe siècle désormais placé sous le règne tout puissant de la communication, la thématique du symbole comme cœur de cible est à son apogée. C'est au moral que les batailles se gagnent. A cet égard, le 11 septembre 2001 est une date historique. Les conséquences de la destruction des tours du World Trade Center (3 000 morts) sur l'état du monde sont au moins aussi importantes que la guerre du Viêtnam (3 millions de victimes), même si la comparaison des pertes humaines est arithmétiquement absconse et moralement insoutenable. D'autres World Trade Center sont à venir. En choisissant des symboles à forte valeur, qui témoignent aussi de la perversité sans égal de leurs auteurs, Etats guerriers ou bandes armées, et peu importe leur drapeau, s'attaquent d'abord aux cultures qui sont constitutives de ce patrimoine désormais compris dans son universalité. Dépassant nécessairement le cadre strict national, c'est à la défense de ce dernier que ce consacre, entre autres, l'Unesco. Ici et là, des points ont été marqués. Mais sans une implication réelle, politique et financière, des Etats et une remise en cause profonde de nos modes de développement, ces efforts risquent d'être vains. La prise de conscience doit être planétaire et transversale. Hier, les temples Khmers d'Angkor étaient menacés par la guerre civile; aujourd'hui, c'est la surfréquentation touristique qui est montrée du doigt. Aux Maldives, la montée des eaux due au réchauffement climatique intrinsèquement lié aux pollutions industrielles, risque de submerger îles et lagons. Côté biodiversité, un rapport d'expert avertit qu'une espèce disparaît du globe toute les vingt secondes. En République Démocratique du Congo, les rhinocéros blancs et quelques spécimens de la grande faune africaine vivent leur dernière heure, victimes des braconnages et de la guerre civile. Retour à la case départ. Tout est lié: impossible de découper le patrimoine en petits morceaux indépendants les uns des autres. Le chantier est immense; il interpelle Etats, citoyens, mais aussi l'industrie touristique et les voyageurs que nous sommes. Comment, par exemple, concilier conservation, préservation et soif légitime de découvertes et d'aventures ? Nos réponses sont à la mesure de notre prise de conscience" (Pierre Bigorgne, rédacteur en chef)

  

 

 

Par Appaloosa - Publié dans : Ecotourisme
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Vendredi 23 décembre 2005 5 23 /12 /2005 15:06

Le tourisme solidaire, l’avenir du tourisme

 

 

"L'homme se développe actuellement comme un ver de terre : un tuyau qui avale de la terre et qui laisse derrière lui des petits tas. Si un jour la terre disparaît parce qu'il aura tout mangé, il ne faudra pas s'en étonner." Andreï Tarkovski (1932-1986)

     

 

Depuis plusieurs années maintenant, de plus en plus de gens prennent conscience de la nécessité d'un tourisme respectueux de la population et du pays d'accueil. Ainsi se sont développés de nouvelles formes de tourisme : le tourisme solidaire, l'écotourisme, le tourisme durable, le tourisme équitable, etc.... Si des différences existent selon le mot employé, l'idée va dans le même sens: voyager pour découvrir les différences de culture, la différence de l'autre, tout en respectant cette richesse, en contribuant à sa survie et au "mieux-être" des populations d'accueil, le plus souvent très pauvres.

Voici ci-dessous des extraits d'articles traitant de l'écotourisme, du tourisme solidaire, etc....

N'hésitez pas à aller les lire en entier et à en rechercher d'autres sur internet, car il en existe plein.


 

 

 Voir autrement

 Écotourisme : à la rencontre de l'autre, par Sauveur Fernandez  

 15 juillet 2001 - Révisé le 25 novembre 2002

       

 

 

 

L'écotourisme, c'est tout simplement l'art de voyager en ayant pour idée maîtresse la rencontre de l'autre, la compréhension et le respect de son mode de vie, avec le souci constant de perturber le moins possible l'écosystème social et économique local.
Tout le contraire du tourisme mondial actuel… Mais fort heureusement une prise de conscience se fait jour…

 

La suite sur L'ECONOVATEUR

 


 

 

L’écotourisme, par Robert Barbault

 Extrait de La biodiversité, par Robert Barbault. Editions Hachette. 1997

 

 

   

Le tourisme est probablement la plus grande industrie de la planète. Il est potentiellement un moyen très puissant de rendre la biodiversité payante. Dans cinq pays au moins (Kenya, Équateur, Costa Rica, Madagascar et Népal), c’est la source principale de devises.

    

 

 

Les USA exportent environ 5 millions d’écotouristes chaque année, chacun dépensant en moyenne 2 à 3 000 dollars. Des études au Kénya indiquent que les terres des parcs nationaux « rapportent » 40 $ par ha chaque année, à opposer aux 0,8 $ qu’elles donneraient si elles étaient utilisées à des fins agricoles. Des calculs grossiers suggèrent que chaque lion amène environ 20 000 $ par an et que les troupeaux d’éléphants « lèvent » annuellement environ 610 000 $ — considérablement plus que leur valeur comme source d’ivoire, non renouvelable.

   

 

Pour s’inscrire dans une perspective de développement durable l’écotourisme doit satisfaire plusieurs critères :

   

 

1.                              créer des ressources pour la population locale ;

2.                             justifier la conservation pour les autorités locales ;

3.                             apporter des fonds pour l’entretien des réserves.

   

 

 

La suite sur le site de la Fondation Nicolas Hulot   

   

 

 


 

L'écotourisme

 

 

  

Introduction

 

 

  

Il est devenu évident que le tourisme n'apporte pas que des bienfaits aux pays récepteurs. Au contraire, il est souvent synonyme d'augmentation de la délinquance, de la prostitution, de clivages sociaux mais aussi de dégradation du patrimoine naturel et culturel. Pourtant, un autre tourisme est possible. Un tourisme respectueux des hommes et de l'environnement. Un tourisme au service de la solidarité internationale, qui contribue à améliorer les conditions de vie des populations locales. Sont ainsi nés les concepts de tourisme équitable, de tourisme solidaire, et d'écotourisme.

   

 

 

L'écotourisme va plus loin que le tourisme durable: il ne s'évertue pas seulement à maîtriser ses impacts sur l'environnement, il cherche à être avant tout un outil de protection de l'environnement. Il cherche à donner une valeur économique à des bouts de nature soumis à une forme d'exploitation non durable. Ainsi, l'écotourisme pratiqué au sein de la forêt tropicale sert à empêcher la destruction de cette dernière, en prouvant aux autorités qu'il peut rapporter plus d'argent sur le long terme.

   

 

 

L'écotourisme cherche également à impliquer des communautés locales et à être un outil de lutte contre la pauvreté et de réappropriation culturelle. Si l'on veut absolument faire la distinction, l'écotourisme est pratiqué dans les zones naturelles de grand intérêt, alors que le tourisme solidaire se concentre principalement sur les sociétés humaines. Ces deux formes de tourisme alternatif sont complémentaires.

 

 Définition

 

"L'écotourisme est une forme de voyage responsable dans les espaces naturels qui contribue à la protection de l'environnement et au bien-être des populations locales" The International Ecotourism Society

Selon l'AFIT, "L' écotourisme se distingue du tourisme de nature par son côté militant : la responsabilité vis àvis de l'environnement naturel et culturel et la volonté de contribuer à l'économie locale. L'écotourisme est une forme de tourisme qui regroupe les caractéristiques suivantes :

1. Il rassemble toutes les formes de tourisme axées sur la nature et dans lesquelles la principale motivation du tourisme est d'observer et d'apprécier la nature ainsi que les cultures traditionnelles qui règnent dans les zones naturelles.

2. Il comporte une part d'éducation et d'interprétation de l'environnement.

3. Il est généralement organisé pour des groupes restreints par de petites entreprises locales spécialisées.

4. Il favorise la protection des zones naturelles, et veille au bien être des populations locales :
- en procurant des avantages économiques aux communautés d'accueil, aux organismes et aux administrations qui veillent à la préservation des zones naturelles;
- en créant des emplois et des sources de revenus pour les populations locales; en favorisant une prise de conscience chez les habitants du pays d'accueil comme chez les touristes de la nécessité de préserver le capital naturel et culturel. "

Ecotourisme, Les Cahiers de l'AFIT, par Blangy, Dubois et Koushner.

 

 

 

     

La suite sur le site de Vers un autre tourisme    

 


Tourisme solidaire

 

 

 

Le tourisme de masse est devenu un moteur essentiel de la croissance mondiale. Globalisé et capitalistique, il est aux mains d’un nombre de plus en plus restreint de grands opérateurs. Ce développement bénéficie principalement aux pays du Nord et à leurs entreprises, alors que les populations du Sud en subissent les principaux effets néfastes.

Si la situation est grave avec les 700 millions de touristes actuels, que penser de ce qu’elle sera avec les 1,6 milliard de touristes annoncés par l’Organisation mondiale du tourisme pour l’horizon 2020, c'est-à-dire demain ? Des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent pour dénoncer ce « tourisme prédateur », tandis que les citoyens du Nord commencent à se préoccuper de consommation éthique. Le tourisme, le premier des services, est concerné.

Un mouvement mondial émerge, fruit d’une alliance entre des citoyens responsables au Nord, des entreprises communautaires de tourisme au Sud, des tour-opérateurs, des collectivités territoriales, des Ongs, des organisations de coopération, des agences de l’ONU.

 

 

La suite sur Tourisme Solidaire et Développement Durable

 


 

 

Voyages Equitables

 

La rencontre et l'échange au cœur du voyage...

 

Le voyage est un moyen privilégié de lien et de compréhension entre les peuples. Il doit permettre l’épanouissement du voyageur et de l’accueillant sur les plans personnels, culturels et économiques. Ses ressources doivent profiter équitablement aux populations d’accueil et contribuer au développement durable de leur territoire d’accueil.

    

 

 

 

 La suite sur Croq'Nature   

Par Appaloosa - Publié dans : Ecotourisme
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Mardi 7 février 2006 2 07 /02 /2006 16:34


La Croatie: un paradis sur terre



La Croatie est un petit pays situé sur la côte est de la mer Adriatique, juste en fâce de l’Italie.
J’ai découvert ce pays il y a maintenant 3 ans à l’occasion de vacances avec mon chéri (vous avez peut-être déjà découvert nos photos, ci-contre dans l’album photo). Nous en sommes tout de suite tombé amoureux et n’avons pu résister à la tentation d’y retourner l’année suivante.

J’aime tellement ce pays que je me dois de vous le présenter ici.

 

La Croatie (Hrvatska en croate), pour ceux qui ne connaissent pas, était avant la guerre de Yougoslavie un des pays de cette ex république de Yougoslavie. Elle a donc connu dans les années 90 les tragédies liées à toute guerre civile.
Mais la Croatie était connue bien avant pour la douceur de son climat et la beauté de ses paysages et de ses villes puisqu’elle accueillait chaque année des millions d’européens.
Depuis la fin de la guerre les touristes reviennent, avec un boom phénoménal ces 2 dernières années.

 

CARTE D'IDENTITE


LOCALISATION : Située dans les Balkans, entre la Slovénie et la Bosnie, la Croatie est l'une des six républiques issues de l'ex Yougoslavie. En forme de croissant, elle est constituée d'une longue façade maritime de 1 800 km, fortement découpée et abritant de nombreuses îles (1 200 !!!), en bordure de l'Adriatique. Passées les minces plaines littorales, le relief s'élève rapidement (Alpes Dinariques) avant de redescendre ensuite sur la vaste plaine de Slavonie.

CAPITALE : Zagreb

SUPERFICIE : 56.542 km² (terres) + 31.062 km² (eaux territoriales)

POPULATION : 4.437.460 habitants

LANGUE : serbo-croate. Slovène, allemand, anglais et italien répandus.

MONNAIE : la Kuna (1 kuna =100 lipas).

PRINCIPALES VILLES : Dubrovnik, Split, Zagreb, Zadar, Opatija, Rijeka, Pula

PRINCIPAUX AEROPORTS : Zagreb, Dubrovnik, Split

- Temps de vol : 2 heures pour Zagreb
- Décalage horaire : GMT +1 heure
- Formalités : Carte d’identité ou Passeport en cours de validité.

REGIME PARLEMENTAIRE : démocratie parlementaire depuis 2000.

SALAIRE MENSUEL MOYEN NET : 420 € en 2002.


CLIMAT :
- Climat méditerranéen sur le littoral
- Hiver froid et sec à l'intérieur / Eté chaud mais pluvieux
La période de mai à septembre est idéale pour le climat


HISTOIRE :
. Ier siècle : conquête romaine de la région alors peuplée d'Illyriens.
. VIe siècle : arrivée des slaves dans cette partie de l'Europe.
. 925 : unification des populations croates par le roi Tomislav.
. début du XIIe siècle : la Croatie dépend de la Hongrie.
. 1526-27 : une partie de la région passe sous domination Ottomane (islamisation) alors que le reste est attribué à l'Autriche.
. 1867 : début de la monarchie austro-hongroise. La Croatie est de nouveau rattachée à la Hongrie.
. 1918 : adhésion du pays à la nouvelle Yougoslavie (Croatie, Serbie, Slovénie). Rapidement les croates s'opposent de manière violente au pouvoir serbe.
. 1941-45 : la Croatie devient un état indépendant controlé par l'Allemagne et l'Italie dont elle est une alliée.
. 1945-90 : le pays est l'une des six républiques de la Fédération Yougoslave du Maréchal Tito mort en 1980.
. 1990 : premières élections libres remportées par le parti nationaliste de Franjo Tudjman qui devient président.
. 1991 : en juin, la Croatie déclare son indépendance ce qui entraine le début des combats entre les croates et les serbes (autonomes) de Croatie alliés de l'armée yougoslave.
. 1992 : l'indépendance de la Croatie est reconnue par la communauté internationale. Cessez-le-feu et envoie de troupes par l'ONU.
. 1995 : après une période de relative accalmie, brève reprise des combats par les croates contre les forces serbes installées au nord/nord-est de la Croatie.
. 1996 : reconnaissance mutuelle de la Croatie et de la République Fédérale de Yougoslavie (Serbie et Monténégro).
. fin 1999 : mort de Tudjman très critiqué au préalable pour son nationalisme et sa politique socio-économique.
. début 2000 : les élections législatives portent au pouvoir une coalition de nouveaux partis démocratiques ouvrant ainsi une nouvelle voie pour le pays.

FETES ET FESTIVALS :
Du 21 mars au 4 avril, Zagreb swingue sur les rythmes du Spring Time Jazz Fever. D'autres improvisations vous attendent dans la même ville lors des International Days of Jazz, à la mi-octobre.

Le Festival d'été de Split et le Festival d'été de Zagreb se déroulent au mois de juillet. Le premier se consacre à la pop dalmate, le second programme des ouvres classiques de compositeurs croates.

Le Festival d'été de Dubrovnik, en juillet-août, accueille des vedettes nationales de l'art dramatique et de la musique classique.

A la même période, Omis jette sa tambura aux orties et organise un festival de musique vocale a cappella.

Un Festival international d'animation et un Festival international du folklore ont lieu à Zagreb en juillet, et l'Eurokaz, un festival de théâtre, en juin.

Opatija célèbre la musique traditionnelle d'Istrie au mois de juillet.

A Pozega, la culture slavone est à l'honneur pendant le Golden Strings Festival de septembre.

Le Festival international de l'enfant se tient à Sibenik à la fin du mois de juin.



INTERETS TOURISTIQUES

La Croatie est un pays merveilleux à découvrir car le pays allie la nature à la culture, la biodiversité à des vestiges historiques pour certains datant de l’antiquité.
6 sites sont par ailleurs classés au patrimoine mondial de l’Humanité par l’Unesco : La vieille ville de Dubrovnik, le palais de Dioclétien à Split, la vieille ville médiévale de Trogir, la cathédrale Saint-Jacques à Šibenik, l’ensemble épiscopal de la basilique euphrasienne dans le centre historique de Poreč et le parc naturel national de Plitvice.
La découverte peut être très variée et donc très enrichissante.
De plus, la qualité de l’accueil des croates est irréprochable. Leur gentillesse, leur simplicité, leur joie de vivre, nous ont fait préféré le logement chez l’habitant, qui y est très répandu, et tellement plus « vrai » quand on souhaite découvrir un pays .



A NE PAS MANQUER :


 

Dubrovnik
Le charme de Dubrovnik, fondée il y a 1 300 ans, réside dans sa vieille ville (Stari Grad). Places en marbre, rues pavées en pente, hautes maisons, couvents, églises, palais, fontaines et autres musées sont taillés dans la même pierre de couleur claire. Les remparts intacts gardent les automobilistes à distance. Située à l'extrémité sud de la côte adriatique croate, la ville jouit par ailleurs d'un climat agréable et d'une végétation luxuriante. A la suite des bombardements lourds de 1991, elle a subi des restaurations de grande ampleur. Certains prétendent même qu'elle aurait embelli. Dubrovnik possède une superbe promenade piétonnière, la Placa. Elle s'étend de l'arrêt de bus urbain, à l'extérieur de la porte Pile, jusqu'à la tour de l'horloge, à l'autre bout de la ville. En pénétrant par la porte, vous tomberez sur le monastère franciscain dont la pharmacie fonctionne depuis 1391. A extrémité opposée de la Placa se dressent l'église Saint-Blaise, un joli édifice baroque italien, et le palais du Recteur (1441), de style gothique. Transformé en musée, ce dernier abrite des pièces meublées, des peintures baroques et des expositions consacrées à l'histoire. Un marché a lieu le matin juste en face. Les remparts (XIIIe-XVIe siècle), longs de plus de 2 km, larges de 25 m et dotés de seize tours, demeurent en parfait état. Le long du chemin de ronde, vous profiterez d'une vue imprenable. Si vous avez envie de passer un moment à la plage, celles de la ville vous tendent les bras. Toutefois, nous vous conseillons plutôt de rallier en bac l'île de Lokrum. Ce parc national comprend une plage de nudistes, un jardin botanique et un monastère bénédictin en ruine.

Pour loger à Dubrovnik (et partout ailleurs dans le pays), choisissez de préférence une chambre chez l'habitant (des femmes attendent à l'embarcadère du bac pour proposer un hébergement privé), beaucoup moins cher que l'hôtel (et tellement plus authentique !). Dubrovnik est accessible en avion depuis Zagreb et en bus de tout le pays. Des ferries partent de Hvar, de Split, de Zadar et de Rijeka. Les traversées maritimes coûtent plus cher mais offrent davantage de confort que le bus. Les bus passent par le poste-frontière de Neum, là où la Bosnie-Herzégovine touche la côte adriatique, coupant la partie sud du littoral croate du reste du pays; mais le passage se fait sans problème en présentant son passeport ou sa carte nationale d'identité.

 


Split
Située à 150 km au nord de Dubrovnik, Split est à la fois le coeur de la Dalmatie et la plus grande ville croate de la côte adriatique. Elle émerge véritablement au IVe siècle lorsque l'empereur romain Dioclétien y fait construire un palais. Au VIIe siècle, les colons romains de Salona, chassés par les hordes barbares, se réfugient à l'abri de ses murailles. Malgré son développement industriel, Split conserve une vieille ville pleine de charme et une atmosphère "latine". En bref, vous n'aurez pas le loisir de vous ennuyer. Conçu comme une forteresse, l'imposant palais de Dioclétien possédait à l'origine une enceinte de 215 m sur 180 m. Derrière cette muraille, la résidence impériale voisinait avec des temples et un mausolée. On peut encore admirer le vestibule du palais, la cour à colonnade du fort et le temple de Jupiter. Les vestiges du mausolée de Dioclétien ont été transformés en cathédrale. A l'extérieur se tiennent plusieurs bâtiments plus récents, dont l'hôtel de ville du XVe siècle. On pourrait passer des heures à déambuler dans cette partie de la ville, sorte de musée à ciel ouvert au milieu du tumulte de la vie quotidienne. Le musée de la Marine, le plus intéressant de tous, est installé dans une forteresse du XVIIe siècle. Il rassemble des cartes, des photos, des objets et des maquettes. Le musée Archéologique, dont une partie des collections occupe les jardins, mérite aussi le déplacement. La galerie Mestrovic met bien en valeur les oeuvres du plus grand sculpteur croate.

Vous pouvez rejoindre Split en avion ou en train depuis Zagreb, en bus depuis le reste du pays et en ferry depuis de nombreux ports et certaines îles (Dubrovnik, Hvar, Korcula.).

 


Porec
Porec se situe en Istrie (presqu’île tout au nord de la Croatie) et est une petite ville construite à l’étroit sur une petite presqu’île de la côte, comme tant d’autre jolie ville-port de la Croatie. Elle présente la particularité d'avoir conservé ses artères romaines. Une seule rue sépare le Decamenus (rue principale) du front de mer ! En vous promenant dans la vieille ville, vous découvrirez des rues où se côtoient demeures romanes et gothiques, palais Renaissance et baroques.
Le groupe de monuments religieux de Porec, lieux de culte de la chrétienté dès le IVe siècle, constitue l'ensemble préservé le plus complet de ce type. La basilique, l'atrium, le baptistère et le palais épiscopal sont de remarquables exemples d'architecture religieuse, tandis que la basilique elle-même associe de manière exceptionnelle des éléments classiques et byzantins.

 


Trogir
Trogir se situe à 12 km au nord de Split. Au nord: la ville reliée à la terme ferme par un pont. Au sud: la presqu'île de Ciovo avec un autre pont, et entre les deux la belle cité médiévale de Trogir. C'est tout le moyen-âge dalmate concentré dans une ville-musée qui n'est pourtant pas figée dans son passé. Trogir est un remarquable exemple de continuité urbaine. Le plan quadrillé des rues de la cité antique de cet établissement insulaire remonte à la période hellénistique et a été embelli au cours des dominations successives par de nombreux édifices publics et privés et des fortifications. À ses belles églises romanes (La cathédrale Saint-Laurent-de-Trogir...) s'ajoutent de remarquables édifices Renaissance et baroques de la période vénitienne (le palais Cipiko...

 


Le parc national de Plitvice
Situé à 2 heures de route au sud de Zagreb. Une des merveilles de la Croatie ! Au sein de vallées encaissées ou très larges, les Plitvicka Jezera sont une succession de 16 lacs qui tombent en cascades les uns dans les autres dans un environnement totalement préservé. Lacs alimentés par quantité de sources, ruisseaux et torrents et reliés par une multitudes de cascades et chutes spectaculaires. Au fil des siècles, l'érosion des parois et des lits des cours d'eau a permis le dépot de sédiments en certains endroits créant de nouvelles barrières naturelles de pierre poreuse, qui se mêlent inextricablement à une luxuriante végétation. Sous l'effet mécanique des eaux, ces barrières cèdent à leur tour, créant ainsi de nouvelles configurations de terrains, de nouvelles chutes, etc... En outre, les sédiments donnent un éclat tout à fait extraordinaire à l'eau (cf photos ci-contre), des tons de bleu, de vert, des nuances de turquoise d'une luminosité sans égal.  Le tout entouré d'épaisses forêts de sapins, épicéas, hêtres, charmes, etc... Dans de telles conditions de préservation et de protection, on trouve donc un nombre important d'animaux rares tels que le loup, l'ours, le chat sauvage, le cerf, etc... (pas dans la proximité immédiate des lacs, hélas !). Bref, ce site vaut le détour: visite obligatoire !

 


Cathédrale Saint-Jacques à Šibenik
La cathédrale Saint-Jacques (1431 - 1535) à Šibenik, sur la côte dalmate, témoigne des échanges considérables qui se sont déroulés entre l'Italie du Nord, la Dalmatie et la Toscane du XVe au XVIe siècle dans les domaine des arts monumentaux. Les trois architectes qui se sont succédés sur le chantier de la cathédrale – Francesco di Giacomo, Georgius Mathei Dalmaticus et Niccolò di Giovanni Fiorentino – ont développé une structure bâtie entièrement en pierre et des techniques de constructions uniques, notamment pour les voûtes et la coupole de l'édifice. La forme et les éléments décoratifs de la cathédrale, telle cette remarquable frise ornée de soixante et onze portraits sculptés de femmes, d'hommes et d'enfants, illustrent également la fusion réussie de l'art gothique et de la Renaissance. 

 

 

 

 

 

ET AUSSI: Zagreb, Zadar, Rovinj, Hvar, Korcula, Pula, Primosten, Cavtat, parc national de Krka, par national de Paklenica, toutes les îles, etc…. Et aussi pleins de merveilles à découvrir par hasard.


SPECIALITES
Poissons, harengs séchés (Bakalar), boulettes de farine de mais (zganci), Brodet (ragoût de poissons), fromage de Pag, tripes à la mode dalmatienne, jambon fumé (prsut), calamars grillés, risotto noir, ...

SOUVENIRS
Cristal, broderies, objets en bois, cuirs, chaussures en cuir tressées….

 

La Croatie est encore aujourd'hui un pays authentique, où les gens sont chaleureux, humbles et ouverts, où la nature est préservée et protégée par les croates. Espérons que le retour du tourisme et la volonté d'accéder à plus de richesses, légitime certes, ne viendra pas gâcher cette belle harmonie... Pour l'instant le gouvernement croate semble conscient que les richesses naturelles et architecturales de son pays sont l'atout majeur du développement du tourisme, et qu'il faut à ce titre les protéger. Mais avec la surenchère des investisseurs immobiliers et donc l'argent en jeu, le risque de bétonnage des côtes principalement, est réel. Souhaitons que le gouvernement, ainsi que ceux à venir, sera assez fort et intelligent pour résister à la tentation du "tout tout de suite" alors que le "développement durable" serait bien plus enrichissant (sur tout les plans) à long terme.

 

Infos supplémentaires:

Office National Croate de Tourisme

Guide du routard

LonelyPlanet

Wikepedia

Par Appaloosa - Publié dans : Ecotourisme
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Citation(s)

"Ignorer la culture de l'autre, c'est appauvrir la sienne"
(Koïchiro Matsuura, directeur général de l'UNESCO)

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